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DÉCRYPTAGE #3 : Asnières, une ville bien gérée ?

Les impôts ont augmenté durant le mandat du Maire sortant et les finances de la ville sont très largement impactées par le remboursement d’emprunts toxiques qu’il avait lui-même contracté. Décryptage.

🔎 La municipalité à la loupe

   

"Pour le prochain mandat, mes co-équipiers et moi-même avions l’intuition qu’il était possible de faire beaucoup plus pour les Asniérois sans augmenter leurs impôts. Une analyse rigoureuse du budget montre que c’est en effet possible, voire urgent !"
Alexandre BRUGÈRE, Candidat aux élections municipales, Conseiller du Ministre du Budget à Bercy

Notre analyse du budget municipal

  

UN « TRÉSOR DE GUERRE » INUTILISÉ DE 40 MILLIONS € DANS LES CAISSES DE LA MAIRIE

En l’espace d’un mandat, la municipalité actuelle a amassé l’équivalent de 470€ par habitant, sans les dépenser. Une somme qui aurait pu être investie utilement au service des Asniérois : nouveaux parcs, places en crèche supplémentaires, travaux de voirie, etc.

🔎 Nos sources : Balance générale des communes 2018. Extraction des données relatives au montant de Trésorerie de la Ville d'Asnières-sur-Seine  fin 2018 - Solde débiteur du Compte 515 "Compte au Trésor". 

BEAUCOUP MOINS DE DÉPENSES DANS LES ÉQUIPEMENTS QU’AILLEURS

Entre 2014 et 2018, les dépenses d’équipement s’élèvent au total à 912€ par habitant, contre 1 859€ à Courbevoie et 1 625€ à Clichy par exemple.

🔎 Nos sources : données impots.gouv.fr – Comptes des collectivités – Commune d’Asnières-sur-Seine. 

LE LOURD IMPACT DES EMPRUNTS TOXIQUES CONTRACTÉS PAR MANUEL AESCHLIMANN DANS LES ANNÉES 2000

En 2018, l’encours de la dette par habitant se situe à 2 010€, loin des 1 384€ en moyenne des villes de même catégorie. Les finances publiques de la ville restent très largement impactées par le remboursement des emprunts toxiques contractés par... Manuel Aeschlimann dans les années 2000.

🔎 Nos sources : Données data.gouv.fr – Comptes des collectivités – Commune d’Asnières-sur-Seine. « Impôts locaux : fichier de recensement des éléments d’imposition à la fiscalité directe locale ».

Les "bonnes" et "mauvaises" surprises

   

MAUVAISE SURPRISE ! LES IMPÔTS LOCAUX ONT AUGMENTÉ CES 6 DERNIÈRES ANNÉES

En 2014, la taxe d’habitation et la taxe foncière rapportaient 52,4 millions € à la municipalité, contre 56,6 millions € en 2018. C’est une hausse significative de plus de 4 millions €, alors même que Manuel Aeschlimann ne cesse de dire que les impôts locaux n’ont pas augmenté durant le mandat.

🔎 Nos sources : Données data.gouv.fr – "Impôts locaux : fichier de recensement des éléments d’imposition à la fiscalité directe locale". Sommes des montants réels nets communaux de taxe d’habitation et de taxe sur le foncier bâti pour la ville d’Asnières-sur-Seine.Total 2014 : 35 229 + 17 192 = 52 421M€ - Total 2018 : 38 075 + 18 481 = 56 556M€.

Manuel Aeschlimann oublie en effet de dire que, chaque année, les calculs des impôts locaux des particuliers (taxe d’habitation et taxe foncière) sont revus du fait d’une revalorisation des bases. Ainsi, même si les taux votés depuis 2014 n’ont pas bougé (après une baisse symbolique de 0,19 points en début de mandat – moins de 1% – soit à peine 9€ d’économie en moyenne par an pour les foyers Asniérois assujettis à la taxe d’habitation), le produit des taxes a continué d’augmenter.

Cette situation est loin d’être inéluctable et la mairie aurait pu faire des choix différents pour baisser effectivement les impôts qui se trouvent déjà dans la moyenne haute. Ainsi, sur la taxe d’habitation par exemple, 199 communes en Ile-de-France ont fait le choix de baisser les taux. C’est le cas de Poissy (-7,4 pts votés en 2016 soit une baisse de 30,6%), de Dammartin en Geôle (-6,7 pts votés en 2016 soit 28,2% de baisse), de Mitry-Mory (-9,4 pts votés en deux paliers de 5 pts en 2014 et 4,4 points en 2017 soit une baisse cumulée de près de 37%), de Villeparisis (-7,2 pts soit 31,1% de baisse) ou encore de Maisons-Laffitte (-4,6 pts votés en deux paliers en 2016 et 2017 représentant plus de 22% de baisse sur le mandat).

🔎 Nos sources :- "9€ d'économie" : Économie calculée à partir du montant moyen de taxe d’habitation payé à Asnières (910 € en 2018). Calculs effectués à partir des données data.gouv.fr - "Impôts locaux - fichiers de recensement des éléments d’imposition à la fiscalité directe locale".- Montants des taxes d'habitation : Évolution des taux des impôts locaux des communes d’Ile-de-France entre 2013 et 2018 (données issues des fichiers REI – fichiers de Recensement des Éléments d’Imposition à la fiscalité locale directe).

BONNE SURPRISE ! PAS DE BAISSE DES RECETTES SUR LE MANDAT

Pour expliquer le manque d’investissement dans la ville, Manuel Aeschlimann dénonce régulièrement la baisse des aides de l’État. Ce qu’il ne dit pas, c’est que cette baisse – qui a été complètement stoppée en 2017 – a été largement compensée par d’autres recettes liées à la création d’intercommunalités.

🔎 Nos sources : Données impots.gouv.fr – Comptes des collectivités – Commune d’Asnières-sur-Seine. 

Evolution du montant des recettes (hors capacité d'autofinancement) de la commune d'Asnières-sur-Seine en 2014 et 2018.

Que retenir du budget de la ville ? 

DERRIÈRE LES CHIFFRES, UN CERTAIN IMMOBILISME

Si ce n’est pas l’argent qui a manqué ces 6 dernières années, seul l’immobilisme de l’équipe municipale en place peut expliquer le fait que la plupart des projets annoncés n’ont pas été réalisés. Quel dommage : c’est le cas par exemple du réaménagement de la place des Victoires, des bords de Seine ou de travaux au sein des écoles de la ville.

  

Nos engagements pour le mandat 2020-2026

> Réaliser un audit complet des comptes pour compléter ce premier diagnostic réalisé sur la base des données publiques.

> Ne pas augmenter les impôts locaux. La taxe d’habitation continuera de baisser grâce au Gouvernement jusqu’à sa suppression définitive en 2023. Nous nous engageons à ne pas augmenter la taxe foncière dont la ville va récupérer la pleine maîtrise.

> Réaliser les travaux annoncés mais jamais effectués en utilisant la trésorerie accumulée par la municipalité sortante.

Réaliser des économies partout où c’est possible, en mettant nos dépenses en commun avec des villes voisines ou sur les frais de communication et d’impression par exemple. Ce qui sera bon pour le porte-feuille de la Mairie le sera également pour l’environnement !

> Attirer de nouvelles entreprises afin de garantir de l’activité, des emplois et des recettes fiscales supplémentaires.

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